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Résister à la servitude
Georges Zimra


198 p. au format 15x24 cm 19 €


  Cet ouvrage s'organise autour de trois modes de mondialisation. Le premier intervient lorsque Galilée et Copernic réalisent que la terre n'est pas le centre de l'univers et que Christophe Colomb découvre avec le Nouveau Monde l'altérité insoupçonnée des indiens qui furent asservis et exterminés. C'est au même moment que Machiavel enseigne au Prince l'art de dominer et de soumettre le peuple et que Luther se sépare de Rome parce qu'il s'insurge contre une utilisation de la foi qui asservit les hommes. C'est alors que résonne la question toujours brûlante depuis La Boétie : "Pourquoi les hommes libres deviennent-ils esclaves viagra price? Pourquoi le plus grand nombre est-il soumis au petit nombre order viagra? Pourquoi le pouvoir de l'Un est-il plus grand que ceux des uns free cialis?".

La deuxième mondialisation est celle qui déclare l'universalité de l'homme et de ses droits le proclamant libre. Les anti-Lumière rejettent alors la vision universelle de l'homme pour célébrer la servitude, l'abnégation et la soumission de l'homme déterminé par sa naissance, esclave de sa tradition, de son peuple, de sa terre. L'homme des foules n'est pas celui des masses. Ce dernier n'attend rien de personne et personne n'attend rien de lui. Il est le terreau sur lequel vont pousser les totalitarismes pour faire de lui un homme de trop comme l'écrit Claude Lefort, superflu pour Hannah Arendt qui voit dans l'expériience concentrationnaire une rupture anthropologique.

La troisième mondialisation est celle du capitalisme qui a décloisonné les frontières et les cultures pour faire du monde un vaste marché inaugurant une servitude inédite, ni volontaire ni contrainte mais désirée, espérée, attendue. "On reste, écrit Michel Rocard, trop révérencieux à l'égard de l'industrie de la finance et de l'industrie intellectuelle de la science financière. Des professeurs de maths enseignent à leurs étudiants comment faire des coups boursiers. Ce qu'ils font relève, sans qu'ils le sachent,  du crime contre l'humanité."  Un nouveau mal totalitaire guette l'homme, celui de ne voir son avenir que dans ce qui est pesé, mesuré, évalué, calibré, répertorié, réduit à des pratiques homogénéisantes, livré à des machines cognitives, moléculaires, économiques qui prétendent le définir et le déterminer.

La servitude, c'est aussi l'oubli du monde, l'oubli de soi, c'est n'être jamais allé  plus loin que soi, être resté le même, l'identique, l'inaltéré face  à la seule  question qui vaille : qu'est-ce qu'un monde?

 

 

L'auteur : Georges Zimra est psychiatre, psychanalyste il exerce à Paris. Il a notamment publié La Passion d'être deux, Érès, 1998 ; Freud, les Juifs, les Allemands, Érès 2002 ; Penser l'hétérogène, L'Harmattan, 2007 ; Le Sacré, cet obscur objet de désir, (collectif), Albin Michel, 2009 cialis online.

Richard Laub - Olivier Boruchowitch
préfacé par Élie Barnavi



256 pages au format 16x24 cm
nombreuses illustrations (cartes, plans, graphiques) imprimées en couleurs
prix public ttc (France) : 19 €
ISBN : 978-2-917191-22-4

Champion de la lutte anticoloniale du temps du Mandat britannique,  Israël est pourtant assimilé aujourd'hui par l'opinion publique à une puissance coloniale suspectée d'infliger aux Palestiniens les mêmes souffrances que celles que le peuple juif a subies durant la Shoah. Comment en est-on arrivé à une telle aberration?

Il faut y voir l'aboutissement d'un processus de déni dont les étapes sont connues : la guerre du Kippour, qui chasse Israël d'Afrique, la fameuse résolution de l'ONU en 1975 assimilant le sionisme à "une forme de discrimination raciale", la première guerre du Liban en 1982, la première Intifada cinq ans plus tard… Certes, pour déplaisante qu'elle soit, la "réprobation d'Israël" n'aurait pas,  en elle-même, de quoi menacer son existence, sauf qu'elle ne constitute pas, loin s'en faut, l'unique sujet d'inquiétude. Israël, entité fragile au territoire exigu, est implanté dans une région instable, habitée par des États sur-armés et parcourue par les vents mauvais de l'intégrisme religieux. Les alliances dont dispose Israël sont lointaines et peu assurées tandis que le pays est agité   de courants idéologiques et "ethniques" concurrents qui mettent à mal sa cohésion et, partant, sa capacité de résistance.

Voilà donc un faisceau de facteurs qui hypothèquent son avenir. Alors, la disparition d'Israël est-elle encore évitable? Ce livre tente de répondre à la question. Ce qui en fait le prix, c'est qu'il se présente  comme  la première étude scientifique, solidement documentée, d'une géopolitique que ses auteurs jugent au total peu propice à la survie de l'État hébreu. Examinant ce qu'il convient d'appeler la "question israélienne", trop souvent occultée par l'actualité de la "question palestinienne", tout autant importante mais beaucoup plus fréquemment traitée, ils tentent de poser un regard objectif sur les tendances lourdes à l'œuvre dans le monde, dans la région et au sein même de la société israélienne.

Tout ce  qu'on pressentait sur les dures réalités de  la géopolitique d'Israël est ici documenté, mesuré, chiffré, contextualisé. Les Israéliens n'auraient-ils pas intérêt, au moins autant que les Palestiniens, à conclure une paix durable et à normaliser  leurs relations avec  l'ensemble  de leurs voisins? La haine, les humiliations,  les revers diplomatiques accumulés depuis tant d'années laissent-ils encore entrevoir une issue pacifique? Libre à chaque lecteur d'apprécier  les faits comme  il l'entend ;  mais la liberté de jugement n'a de sens que si l'on sait de quoi on parle.


Les auteurs :  Richard Laub est diplômé de  l'Université Libre de  Bruxelles et de Carnegie Mellon (USA), Olivier Boruchowitch a été durant 10 ans le rédacteur en  chef du news magazine Regards centré sur le Proche-Orient et le dialogue israélio-palestinien. Philosophe et journaliste, il est le co-auteur de plusieurs ouvrages parus aux éditions Luc Pire et de publications pédagogiques dont Tolérance, des  mots pour le dire - la démocratie citoyenne à l'épreuve du national-populisme.

Dictionnaire des Messies juifs
de l'Antiquité à nos jours


par Yankel Mandel



216 pages, 12 x 24 cm. 16 €


Ce dictionnaire biographique, écrit avec humour et esprit critique retrace, selon l’ordre chronologique, le parcours d’hommes atypiques se réclamant d’une inspiration divine et apparaissant à des moments douloureux de l’histoire.
Ce sont, pour la plupart, des mystiques apocalyptiques, des érudits, mais il y a aussi parmi eux des exaltés ou même des charlatans comme on en trouve au sein des trois religions du Livre, ces dernières se référant à un sauveur venu ou à venir, qu’il se nomme Mashiah, Christ ou Mahdi, devant rédimer l’humanité déficiente.
Dans le judaïsme, c’est au début du 1er siècle, alors que des troubles majeurs comme l’occupation du royaume de Judée par les Romains viennent confirmer pour certains l’imminence de la « fin des temps », qu’interviennent nouveaux prophètes, thaumaturges et « envoyés » de Dieu voulant accélérer la marche de l’histoire vers un monde meilleur.
Du Christ, qui laissa à l’humanité sa tragique et douloureuse Passion, en passant par Shimon Bar Kochba qui, en 135, leva une armée contre Rome, battit monnaie et se fit sacrer roi-messie, les entrées de ce dictionnaire sont consacrées à des messies sur une période allant de l’Antiquité à nos jours. Au Moyen Age, il y eut entre autres : David Elroi et Abraham Aboulafia cialis online. Plus tard, David HaRévouni, ce dernier protégé du pape Clément VII tandis que son successeur Shlomo Molkho, après avoir été pourchassé par des juifs sourcilleux, sera livré à l’Inquisition par Charles Quint . En 1492, l’expulsion des juifs d’Espagne apparaissant comme un signe avant-coureur de l’arrivée iminente du Sauveur tant attendu, eut pour conséquence la croyance en la messianité de tel ou tel docte Rabbi.
Une notice importante est accordée à Sabbataï Tsevi qui souleva les foules et suscita, au cours du XVIIe siècle, dans les communautés juives des Balkans et des pourtours de la Méditerranée une sorte de folie populaire telle qu’elle provoqua l’inquiétude des autorités ottomanes. Conduit devant le sultan d’Andrinople, Sabbataï Tsevi se convertit à l’Islam pour éviter le supplice du pal. Un siècle plus tard Jacob Frank, passant pour sa réincarnation, enflamma lui aussi des foules considérables. La rédemption devant passer selon lui par le mal absolu, il incita ses fidèles à la trangression de tous les interdits afin de hâter la fin des temps. Il rendit l’âme en 1791 après s’être converti au christianisme. La secte périclita puis disparut à l’orée du XXe siècle.
Plus près de nous, la Seconde Guerre mondiale et la Shoah eurent pour conséquence de donner naissance à des mouvements messianiques tel celui du feu Loubavitcher de Brooklyn dont les adeptes attendent toujours le retour sur terre .
Tous ces protagonistes, sages et moins sages, dont la vénalité de certains parmi les plus récents fut mise au service de leurs mouvements, se sont réclamés d’une quête « rédemptrice ».
 
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