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Michel Kichka
DESSINS DÉSARMANTS
préfacé par Plantu

kichka COUV

Michel Kichka est un dessinateur né en Belgique en 1954. Très jeune, il est marqué par les grands noms de l’âge d’or de la BD franco-belge : Hergé, Franquin, Morris, Gotlib...

Il s’installe en Israël en 1974 et enseigne aujourd’hui la BD à la célèbre Académie Bezalel de Jérusalem dont il est diplômé.

Kichka pratique son art sur de nombreux supports : publicités, bandes dessinées, livres pour enfants. Au début des années 1990, il devient dessinateur de presse et publie dans Yedioth Aharonot, Courrier International, L’Arche et sur le site du New York Times.

Il est présent à l’antenne sur la 1ère et la 2e chaîne d’Israël et sur TV5MONDE, dans l’émission « Kiosque », le rendez-vous hebdomadaire de la presse internationale.

En 2007 Kichka, président de l’Association des cartoonistes israéliens, inaugure le Musée national du Cartoon et de la BD à Holon.

Engagé dans le mouvement pacifiste israélien, il rejoint le groupe « Cartooning for Peace », fondé par Plantu en 2006 sous l’égide de l’ONU. Ils sillonnent ensemble le monde avec leurs collègues palestiniens, algériens, égyptiens, libanais, iraniens, européens et américains afin d’accompagner des expositions et d’animer des débats publics.

Par son travail, Kichka cherche à faire du dessin de presse un instrument de tolérance, de réconciliation et de paix.

Un volume de 160 pages au format 17x20 cm

impression en quadrichromie sur couché mat 150 gr, prix public ttc : 22 €

collection Iceberg

dirigée par Didier Pasamonik

une coédition

TV5MONDE-Berg International


 

 

 




Régis Meyran
Le mythe de
l’identité nationale




Qu’est-ce qu’un « Français » ? Au-delà de cette notion existe une croyance, très largement répandue et mythique de l’idendité nationale. Le « vrai » Français, « de souche », serait un « Gaulois » de race blanche dont les traditions, ancrées dans un « terroir », se perdraient dans la nuit des temps.
C’est dans le domaine de l’anthropologie, ou dans ses marges, entre 1870 et 1945, que se sont élaborées les théories les plus sophistiquées de l’identité nationale. D’un côté, l’anthropologie physique, cherchant à mesurer et à classer les hommes, n’a pas su éviter de se poser la question de la « pureté » de la « race française ». De l’autre, les études de folklore, visant à recueillir les survivances de traditions paysannes ou artisanales en déclin, ont exclu de fait celles de bon nombre de Français qui n’étaient pas « de souche ». Une conception figée de l’identité nationale atteignit son paroxysme avec l’Occupation et le Régime de Vichy, mais on la trouve aussi jusque chez les anthropologues antiracistes de l’entre-deux-guerres et les folkloristes du Front populaire.
L’auteur retrace la genèse du récit mythique qui a imprégné la communauté scientifique française. Par un curieux effet d’inertie, ce mythe, aujourd’hui abandonné par les anthropologues, est toujours présent dans le sens commun et dans la sphère médiatico-politique. Ce livre s’adresse donc, au-delà du cercle des spécialistes de l’histoire des sciences sociales, à tous ceux qui s’intéressent aux débats actuels sur les questions "d’identité nationale".
 
Régis Meyran est docteur de l’Ehess, et chercheur affilié au Laboratoire d’anthropologie et d’histoire de l’institution de la culture (Lahic/Iiac). Il est l’auteur de nombreux travaux traitant de l’histoire de l’anthropologie et des sciences humaines,dans des revues scientifiques (L’Homme, Gradhiva), mais aussi dans des magazines de vulgarisation (Sciences Humaines, Pour la Science).
Il a coordonné : « Usages publics de l’Histoire en France », numéro de la revue Matériaux pour l’histoire de notre temps, n°85, 2007 ; et (avec Denis-Michel Boëll et Jacqueline Christophe), Du Folklore à l’ethnologie, 1936-1945, Paris, Éditions de la MSH, 2008.

194  pages - 15x24 cm

prix public ttc : 19 €
ISBN : 978-2-917191-19-4


Résister à la servitude
Georges Zimra


198 p. au format 15x24 cm 19 €


  Cet ouvrage s'organise autour de trois modes de mondialisation. Le premier intervient lorsque Galilée et Copernic réalisent que la terre n'est pas le centre de l'univers et que Christophe Colomb découvre avec le Nouveau Monde l'altérité insoupçonnée des indiens qui furent asservis et exterminés. C'est au même moment que Machiavel enseigne au Prince l'art de dominer et de soumettre le peuple et que Luther se sépare de Rome parce qu'il s'insurge contre une utilisation de la foi qui asservit les hommes. C'est alors que résonne la question toujours brûlante depuis La Boétie : "Pourquoi les hommes libres deviennent-ils esclaves ? Pourquoi le plus grand nombre est-il soumis au petit nombre ? Pourquoi le pouvoir de l'Un est-il plus grand que ceux des uns ?".

La deuxième mondialisation est celle qui déclare l'universalité de l'homme et de ses droits le proclamant libre. Les anti-Lumière rejettent alors la vision universelle de l'homme pour célébrer la servitude, l'abnégation et la soumission de l'homme déterminé par sa naissance, esclave de sa tradition, de son peuple, de sa terre. L'homme des foules n'est pas celui des masses. Ce dernier n'attend rien de personne et personne n'attend rien de lui. Il est le terreau sur lequel vont pousser les totalitarismes pour faire de lui un homme de trop comme l'écrit Claude Lefort, superflu pour Hannah Arendt qui voit dans l'expériience concentrationnaire une rupture anthropologique.

La troisième mondialisation est celle du capitalisme qui a décloisonné les frontières et les cultures pour faire du monde un vaste marché inaugurant une servitude inédite, ni volontaire ni contrainte mais désirée, espérée, attendue. "On reste, écrit Michel Rocard, trop révérencieux à l'égard de l'industrie de la finance et de l'industrie intellectuelle de la science financière. Des professeurs de maths enseignent à leurs étudiants comment faire des coups boursiers. Ce qu'ils font relève, sans qu'ils le sachent,  du crime contre l'humanité."  Un nouveau mal totalitaire guette l'homme, celui de ne voir son avenir que dans ce qui est pesé, mesuré, évalué, calibré, répertorié, réduit à des pratiques homogénéisantes, livré à des machines cognitives, moléculaires, économiques qui prétendent le définir et le déterminer.

La servitude, c'est aussi l'oubli du monde, l'oubli de soi, c'est n'être jamais allé  plus loin que soi, être resté le même, l'identique, l'inaltéré face  à la seule  question qui vaille : qu'est-ce qu'un monde?

 

 

L'auteur : Georges Zimra est psychiatre, psychanalyste il exerce à Paris. Il a notamment publié La Passion d'être deux, Érès, 1998 ; Freud, les Juifs, les Allemands, Érès 2002 ; Penser l'hétérogène, L'Harmattan, 2007 ; Le Sacré, cet obscur objet de désir, (collectif), Albin Michel, 2009.

 
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